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SCHWALLER DE LUBICZ R.A. Adam l´homme rouge  Librairie Eklectic

Adam l´homme rouge

Auteur : SCHWALLER DE LUBICZ R.A.
Editeur : SLATKINE         collection : Nouvelle Bibliothèque Initiatique
Nombre de pages : 193
Date de parution : 18/04/2014 (1ére édition 2008)
Forme : Livre ISBN : 9782051026086
SLATKINE23

NEUF Normalement disponible sur commande
Prix : 40.00€

Adam l’Homme Rouge (1927) reste l’ouvrage de René-Adolphe Schwaller de Lubicz (1887-1961), le plus discrédité : son auteur en renia par la suite les thèses décapantes. Mais ce livre n’est pas qu’une oeuvre insolite, elle trouve une place de choix dans le domaine de l’histoire des idées. Si la censure à son égard est restée limitée, c’est qu’elle fut publiée en territoire helvétique dans un cadre restreint, celui du phalanstère de Suhalia (1923-1928), en haute Engadine. L’autodafé de son auteur qui a réjouis les bibliophiles, y est aussi sans doute pour quelque chose, car la geste alchimique du couple ainsi que le véritable réquisitoire contre les méfaits du mariage au sein du dogmatisme catholique, en ce qui concerne le rôle de la femme, n’ont pas pu contribué à l’ostracisme de ce livre. Cette geste alchimique demeure le point central de l’ouvrage, du moins dans le processus d’abord physiologique, puis métaphysique devant conduire l’Homme et la Femme à la véritable Union ; elle s’ouvre sur la thématique de l’androgynat primitif, thématique central de l’ars regia.

La longue introduction d’Emmanuel Dufour-Kowalski, l’un des spécialistes actuels de l’oeuvre schwallérienne, tente de combler aussi une lacune : celle de sa véritable réception qui n’a jamais été faite, excepté quelques critiques éparses dès la diffusion du livre entre 1928 et 1933, à Paris.


Une riche iconographie vient agrémenter cette édition inédite. Elle lui donne une caution d’authenticité sur ce que fut réellement le phalanstère de René Schwaller – La Station Scientifique de Suhalia – avec sa pharmacopée, son observatoire astronomique, son artisanat et ses recherches alchimiques. Ce lieu, à plus de 2’000 mètres d’altitude, offrit
en son temps de véritables parallèles avec celui du Goethéanum de Rudolph Steiner (1861-1925) à Dornach; sans oublier l’École du Savoir de Darmstardt dans les années 1920, chère au métaphysicien Balte d’origine allemande, le comte Hermann von Keyserling (1880-1946).

La vision schwallérienne de l’érotique, science sacrée pour l’auteur, qui s’attaque aux barrières de la sexualité, ne s’arrête pas à la question purement sexuelle. René Schwaller veut pouvoir élever cette dernière à une véritable Métaphysique du sexe (c’est le titre d’un ouvrage de Julius Evola (1898-1974) émule de l’auteur), champs d’expérimentation qui pourrait offrir des perspectives spirituelles nouvelles. Mais l’érotique dont parle René Schwaller s’ouvre sur la Magie de l’érotique, cher à Aleister Crowley (…) et à son phalanstère de Céphalu, c’est là toute l’ambiguïté de cet ouvrage


Adam l’Homme Rouge (1927) reste l’ouvrage de René-Adolphe Schwaller de Lubicz (1887-1961), le plus discrédité : son auteur en renia par la suite les thèses décapantes. Mais ce livre n’est pas qu’une oeuvre insolite, elle trouve une place de choix dans le domaine de l’histoire des idées. Si la censure à son égard est restée limitée, c’est qu’elle fut publiée en territoire helvétique dans un cadre restreint, celui du phalanstère de Suhalia (1923-1928), en haute Engadine. L’autodafé de son auteur qui a réjouis les bibliophiles, y est aussi sans doute pour quelque chose, car la geste alchimique du couple ainsi que le véritable réquisitoire contre les méfaits du mariage au sein du dogmatisme catholique, en ce qui concerne le rôle de la femme, n’ont pas pu contribué à l’ostracisme de ce livre. Cette geste alchimique demeure le point central de l’ouvrage, du moins dans le processus d’abord physiologique, puis métaphysique devant conduire l’Homme et la Femme à la véritable Union ; elle s’ouvre sur la thématique de l’androgynat primitif, thématique central de l’ars regia.

La longue introduction d’Emmanuel Dufour-Kowalski, l’un des spécialistes actuels de l’oeuvre schwallérienne, tente de combler aussi une lacune : celle de sa véritable réception qui n’a jamais été faite, excepté quelques critiques éparses dès la diffusion du livre entre 1928 et 1933, à Paris.


Une riche iconographie vient agrémenter cette édition inédite. Elle lui donne une caution d’authenticité sur ce que fut réellement le phalanstère de René Schwaller – La Station Scientifique de Suhalia – avec sa pharmacopée, son observatoire astronomique, son artisanat et ses recherches alchimiques. Ce lieu, à plus de 2’000 mètres d’altitude, offrit
en son temps de véritables parallèles avec celui du Goethéanum de Rudolph Steiner (1861-1925) à Dornach; sans oublier l’École du Savoir de Darmstardt dans les années 1920, chère au métaphysicien Balte d’origine allemande, le comte Hermann von Keyserling (1880-1946).

La vision schwallérienne de l’érotique, science sacrée pour l’auteur, qui s’attaque aux barrières de la sexualité, ne s’arrête pas à la question purement sexuelle. René Schwaller veut pouvoir élever cette dernière à une véritable Métaphysique du sexe (c’est le titre d’un ouvrage de Julius Evola (1898-1974) émule de l’auteur), champs d’expérimentation qui pourrait offrir des perspectives spirituelles nouvelles. Mais l’érotique dont parle René Schwaller s’ouvre sur la Magie de l’érotique, cher à Aleister Crowley (…) et à son phalanstère de Céphalu, c’est là toute l’ambiguïté de cet ouvrage