
« Je parle et j´écris pour terrasser le mutisme et honorer ce vivant silence qui est l´atmosphère de mon intériorité. Par la parole, j´essaie de donner corps à mon expérience du monde, à ma perception de la réalité. » À la fin de son précédent livre, La grâce d´altérité, Éric de Rus révélait à son lecteur qu´il venait d´être diagnostiqué autiste. C´est de cette expérience de l´autisme qu´il parle ici de manière explicite. Atteint du syndrome d´Asperger, l´auteur est marqué notamment par l´hypersensibilité sensorielle, l´acuité aux détails, le besoin d´ordre, la perplexité devant certaines règles sociales, l´accès malaisé au second degré⦠Il s´agit alors de vivre cette vulnérabilité, davantage même cette forme d´étrangeté dans le monde tel qu´il se présente. Mais peut-on enfermer l´autisme dans une seule approche pathologique ou même scientifique ? Peut-on réduire la personne autiste à ce statut étroit et marginalisant, voire caricatural ?

« Je parle et j´écris pour terrasser le mutisme et honorer ce vivant silence qui est l´atmosphère de mon intériorité. Par la parole, j´essaie de donner corps à mon expérience du monde, à ma perception de la réalité. » À la fin de son précédent livre, La grâce d´altérité, Éric de Rus révélait à son lecteur qu´il venait d´être diagnostiqué autiste. C´est de cette expérience de l´autisme qu´il parle ici de manière explicite. Atteint du syndrome d´Asperger, l´auteur est marqué notamment par l´hypersensibilité sensorielle, l´acuité aux détails, le besoin d´ordre, la perplexité devant certaines règles sociales, l´accès malaisé au second degré⦠Il s´agit alors de vivre cette vulnérabilité, davantage même cette forme d´étrangeté dans le monde tel qu´il se présente. Mais peut-on enfermer l´autisme dans une seule approche pathologique ou même scientifique ? Peut-on réduire la personne autiste à ce statut étroit et marginalisant, voire caricatural ?
