Saint François fut « un poète dont la vie entière fut un poème ». Voilà le coeur de ce livre, qui fut l´un des premiers qu´écrivit son auteur après son entrée dans l´Église catholique. C´est moins pour ses coreligionnaires que pour les sceptiques modernes qu´il le fit. Pour remettre la lumière sur les zones d´ombre qui obscurcissent notre vision du grand homme. Pour rappeler que, s´il fut un homme de plaisirs, sensible et charnel, il fit voeu de chasteté ; que, s´il fut troubadour, il fut aussi ascète ; que, s´il fut l´incarnation même des vertus sociales et de l´amour de la nature, il fut d´abord, toujours et avant tout, disciple et miroir du Christ. En un mot, que tout ce qui le rend admirable est indissociable de sa religion.
Dans le style primesautier qu´on lui connaît bien et qui trouve ici le sujet d´expression idéal, Chesterton révèle la profonde familiarité, la presque fraternité qui le lie à saint François. Il montre, avec pudeur, son intime compréhension de celui qui, pour être l´un des saints les plus connus et reconnus, n´en est pas moins l´un des plus méconnus. La vie extraordinaire du Poverello prend corps : forme, couleur, odeur, voix, musique. Elle s´y dévoile dans tout ce que sa poésie eut de physique, de tangible, de sensible.

Saint François fut « un poète dont la vie entière fut un poème ». Voilà le coeur de ce livre, qui fut l´un des premiers qu´écrivit son auteur après son entrée dans l´Église catholique. C´est moins pour ses coreligionnaires que pour les sceptiques modernes qu´il le fit. Pour remettre la lumière sur les zones d´ombre qui obscurcissent notre vision du grand homme. Pour rappeler que, s´il fut un homme de plaisirs, sensible et charnel, il fit voeu de chasteté ; que, s´il fut troubadour, il fut aussi ascète ; que, s´il fut l´incarnation même des vertus sociales et de l´amour de la nature, il fut d´abord, toujours et avant tout, disciple et miroir du Christ. En un mot, que tout ce qui le rend admirable est indissociable de sa religion.
Dans le style primesautier qu´on lui connaît bien et qui trouve ici le sujet d´expression idéal, Chesterton révèle la profonde familiarité, la presque fraternité qui le lie à saint François. Il montre, avec pudeur, son intime compréhension de celui qui, pour être l´un des saints les plus connus et reconnus, n´en est pas moins l´un des plus méconnus. La vie extraordinaire du Poverello prend corps : forme, couleur, odeur, voix, musique. Elle s´y dévoile dans tout ce que sa poésie eut de physique, de tangible, de sensible.
