
Ibn ´Arabî (1165-1240), surnommé tardivement le shaykh al-akbar, « le plus grand maître », est la figure centrale du soufisme. Si son oeuvre immense, qui allie le discours d´amour au risque de la pensée, est partiellement traduite en français, Un phénix estrangeant ne l´était pas encore. Il est pourtant l´opuscule du maître le plus commenté dans toutes les langues de la tradition musulmane. Rédigé au début de son parcours d´écriture, ce Phénix peut être considéré comme un ouvrage pivot d´Ibn ´Arabî, au confluent des Chatons des sagesses et des Illuminations de La Mecque.
Reliant la notion de sainteté au mahdî, donc au messianisme, il introduit la notion de « sceau des saints » qui constitue l´essence de l´histoire. Texte déroutant, au style labyrinthique et énigmatique, le Phénix exile loin de la communauté usuelle des hommes. Il envoie à l´étranger le « religieux » qui se sent chez lui et le jette dans un exil définitif.
Le texte est précédé d´une substantielle introduction à la pensée d´Ibn ´Arabî par Paul Ballanfat, professeur de philosophie à l´Université Galatasaray (Istanbul). Il y pose les jalons d´une compréhension renouvelée de cette oeuvre unique, à rebours des lectures qui se sont imposées en Occident.

Ibn ´Arabî (1165-1240), surnommé tardivement le shaykh al-akbar, « le plus grand maître », est la figure centrale du soufisme. Si son oeuvre immense, qui allie le discours d´amour au risque de la pensée, est partiellement traduite en français, Un phénix estrangeant ne l´était pas encore. Il est pourtant l´opuscule du maître le plus commenté dans toutes les langues de la tradition musulmane. Rédigé au début de son parcours d´écriture, ce Phénix peut être considéré comme un ouvrage pivot d´Ibn ´Arabî, au confluent des Chatons des sagesses et des Illuminations de La Mecque.
Reliant la notion de sainteté au mahdî, donc au messianisme, il introduit la notion de « sceau des saints » qui constitue l´essence de l´histoire. Texte déroutant, au style labyrinthique et énigmatique, le Phénix exile loin de la communauté usuelle des hommes. Il envoie à l´étranger le « religieux » qui se sent chez lui et le jette dans un exil définitif.
Le texte est précédé d´une substantielle introduction à la pensée d´Ibn ´Arabî par Paul Ballanfat, professeur de philosophie à l´Université Galatasaray (Istanbul). Il y pose les jalons d´une compréhension renouvelée de cette oeuvre unique, à rebours des lectures qui se sont imposées en Occident.
